Rapport juridique en matière de conformité réglementaire européenne

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À première vue, parler de rapport juridique en matière de conformité réglementaire européenne peut sembler renvoyer à des normes hypothétiques et à des démarches complexes. Pourtant, en réalité, ce sujet est directement lié au monde actuel et au fonctionnement du marché, qui est de plus en plus réglementé. Aujourd’hui, pour la plupart des activités — qu’elles soient commerciales ou non — comme le transfert de fonds, la mise sur le marché d’un médicament, le transport ou même le recrutement de personnel, il existe une règle européenne qui en encadre et en organise le fonctionnement.

Dans cet article, nous verrons d’abord ce qu’est un rapport de conformité réglementaire européenne, puis pourquoi il devient de plus en plus utile pour les entreprises et les administrations, et enfin quels avantages concrets il apporte en pratique. Ensuite, nous analyserons les secteurs qui en bénéficient tout particulièrement, les risques liés au non-respect des normes, ainsi que les nouvelles tendances réglementaires issues de Bruxelles. Enfin, nous présenterons des cas réels que nous avons traités avec succès en tant que professionnels spécialisés dans les rapports juridiques et le droit de l’Union européenne.

Cadre juridique européen du rapport juridique de conformité réglementaire européenne

La conformité réglementaire européenne repose sur des règlements, des directives et des normes émanant des institutions de l’Union européenne. Ce cadre juridique européen s’applique notamment en matière de protection des données, de durabilité, de transparence financière, de cybersécurité et de fiscalité internationale, entre autres domaines. Enfin, il est toujours recommandé d’accompagner le rapport de lignes directrices, d’orientations et de sources officielles, ainsi que de communications de la Commission européenne.

Règlements et directives pertinents

Parmi les instruments juridiques européens les plus importants du point de vue du compliance et du droit réglementaire, on peut notamment citer :

RGPD (protection des données à caractère personnel)

Il s’agit du règlement qui fixe les obligations relatives au traitement des données personnelles, à la vie privée, au consentement, à la sécurité des données et à la responsabilité. Son application est transversale et concerne aussi bien les entreprises que les entités publiques. Par conséquent, il constitue un pilier essentiel de toute matrice de conformité réglementaire européenne.

Directive NIS 2 (cybersécurité)

Cette directive renforce les obligations de sécurité des réseaux et des systèmes pour les secteurs critiques (énergie, transport, santé, finance, TIC, entre autres). En outre, elle introduit des exigences de notification des incidents et la mise en place de contrôles techniques afin de limiter les risques opérationnels.

Directive CSRD et normes ESRS

Cette réglementation impose aux grandes entreprises et à certaines PME de publier des informations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) selon des standards européens. Son objectif est d’améliorer la transparence, la durabilité et l’intégration de critères non financiers dans la gestion des entreprises.

Directive AML 6 (lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme)

La directive (UE) 2018/1673 constitue la sixième directive anti-blanchiment (6AMLD). Elle vise à harmoniser et à renforcer la lutte contre le blanchiment de capitaux au sein de l’UE. Encadre notamment les obligations de vigilance, les procédures d’identification des clients (KYC), la supervision financière et les mécanismes de déclaration. Elle est particulièrement pertinente pour les secteurs financier, assurantiel, juridique et autres entités assujetties.

DAC 6 (fiscalité internationale et planification fiscale agressive)

Cette directive prévoit l’obligation de déclarer certains dispositifs transfrontaliers présentant un intérêt fiscal. Elle concerne à la fois les intermédiaires (avocats, conseillers, consultants) et les contribuables impliqués dans certaines opérations internationales.

Directive sur le devoir de vigilance et l’environnement (CSDDD)

Cet instrument imposera à certaines entreprises européennes et non européennes de mettre en place des processus de diligence raisonnable dans leurs chaînes d’approvisionnement, afin de prévenir les impacts négatifs sur les droits humains, l’environnement et la gouvernance d’entreprise. Il est aligné sur les standards internationaux et sur la politique ESG de l’Union européenne.

CBAM (Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières)

Ce mécanisme vise à taxer les émissions de carbone intégrées dans les produits importés dans l’UE, afin d’éviter les fuites de carbone et de soutenir la transition climatique. Son application exige une traçabilité des émissions, des rapports environnementaux et des ajustements des chaînes d’approvisionnement mondiales. Il impacte particulièrement les industries à forte intensité carbone, telles que l’acier, le ciment, les engrais et l’énergie.

Directive (UE) 2024/825 contre le greenwashing

Cette directive a pour objectif d’interdire les pratiques trompeuses en matière de communication environnementale et de durabilité. Elle impose des critères clairs et vérifiables pour toute déclaration publique relative à la durabilité, à l’empreinte écologique ou à la responsabilité sociale. Ainsi, elle renforce les obligations de transparence et d’information loyale, avec des effets directs sur le marketing, les rapports ESG et les politiques produits.

Règlement sur les gaz fluorés (UE) 2024/573

Enfin, ce règlement vise à réduire et à contrôler l’utilisation des gaz fluorés à fort potentiel de réchauffement climatique. Il impose des exigences techniques, des obligations de reporting et des limitations de mise sur le marché pour les secteurs concernés (réfrigération, climatisation et processus industriels). Il constitue donc un axe central de la politique climatique européenne.

À quoi sert un rapport juridique de conformité réglementaire européenne?

Afin de vérifier si une entreprise, une organisation ou une administration respecte correctement la réglementation de l’Union européenne, on établit un rapport juridique de conformité réglementaire européenne. Ce type de rapport permet de prendre des décisions éclairées, d’adapter les modes de fonctionnement ou de gestion, et surtout de se concentrer sur la sécurité juridique afin d’éviter des sanctions. Ci-dessous figurent les usages les plus fréquents.

Audits juridiques internes

Tout d’abord, le rapport est particulièrement utile lorsqu’une entreprise souhaite analyser son fonctionnement interne. Il permet d’identifier des situations de non-conformité ou un manque de contrôles, mais aussi de mettre en évidence des processus qui doivent être revus ou mis à jour. En outre, il peut s’appliquer à la chaîne d’approvisionnement, puisque certaines réglementations et certains secteurs exigent un haut niveau de traçabilité et de transparence. Cet usage est particulièrement important dans des secteurs tels que l’alimentation (sécurité alimentaire, étiquetage, traçabilité) ou les services financiers (lutte contre le blanchiment, paiements).

💡 Exemple : une entreprise technologique opérant dans plusieurs pays souhaite savoir si ses pratiques en matière de protection des données personnelles sont conformes au RGPD. Le rapport peut révéler des lacunes concernant les consentements ou la révision des contrats avec les fournisseurs de services cloud.

Processus de certification

Par ailleurs, de nombreuses organisations doivent démontrer leur conformité à certaines normes, notamment en matière de durabilité. Dans ces cas, le rapport analyse en profondeur le secteur, l’activité et les exigences applicables à la certification. Il constitue alors une réelle valeur ajoutée à la documentation fournie, en renforçant les preuves de conformité. Cela concerne également le marquage CE, les équipements industriels, les dispositifs médicaux, les équipements radioélectriques, les produits chimiques (REACH/CLP), les énergies renouvelables ou encore l’économie circulaire.

Par exemple, une entreprise industrielle doit certifier ses processus ESG afin de conserver des contrats avec de grands clients. Le rapport identifie la documentation manquante et propose des améliorations sur le plan réglementaire et juridique.

Prévention des risques et des sanctions

Ensuite, l’un des usages les plus importants consiste à anticiper les problèmes susceptibles d’entraîner des inspections, des plaintes ou des sanctions administratives. Le rapport permet de détecter des manquements qui, s’ils ne sont pas corrigés, peuvent conduire à des amendes, à l’arrêt d’activité, au retrait de produits, à des blocages aux frontières ou à la perte d’autorisations. De cette manière, l’entreprise comme ses dirigeants se protègent contre les conséquences négatives liées à leur gestion.

💡 Bon exemple : un hôpital commande un rapport et découvre que son système électronique n’est pas à jour en matière de protection des données de santé. Cette situation pourrait entraîner une responsabilité directe et des sanctions très élevées au regard de NIS 2 et du RGPD.

Due diligence dans les entreprises

De plus, dans le cadre d’opérations telles que des fusions, des acquisitions ou des investissements étrangers, il est indispensable que les acquéreurs potentiels procèdent à une vérification de la conformité réglementaire européenne. Cela permet d’évaluer les risques éventuels (passifs, contingences, licences, autorisations ou litiges en cours).

💡 Exemple : une entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables est rachetée par un fonds d’investissement. Le rapport analyse l’opération et identifie des difficultés liées à la réglementation ETS (émissions et marché des quotas).

Relations avec les autorités et les régulateurs

Lorsqu’une entité doit répondre aux autorités ou aux organismes de contrôle (environnement, industrie, alimentation, concurrence, transport, inspection du travail, télécommunications, etc.), disposer d’un rapport juridique à jour permet de démontrer le sérieux, la diligence et la volonté de conformité.

💡 Exemple : une installation industrielle fait l’objet d’une inspection environnementale et, grâce au rapport, elle peut fournir des preuves de conformité aux documents BREF (meilleures techniques disponibles) et aux obligations relatives aux émissions industrielles.

Accès aux marchés publics et aux financements

Dans le cadre des appels d’offres publics ou des demandes de financements européens (par exemple Next Generation EU, FEDER ou Horizon Europe), les autorités examinent de plus en plus le respect du droit européen. Elles vérifient notamment les achats durables, la gestion des chaînes d’approvisionnement, le respect des règles de concurrence, la prévention des conflits d’intérêts ou encore l’application des principes de l’économie circulaire.

💡 Exemple : une entreprise de transport public doit démontrer sa conformité aux règles sur les émissions de carbone ainsi qu’aux exigences d’interopérabilité et de licences afin de pouvoir participer à des marchés publics.

Amélioration de la réputation et de la confiance

Enfin, le rapport contribue à renforcer la réputation et la crédibilité sur des marchés où la transparence et la durabilité sont essentielles ou fortement valorisées, comme la mode et le textile, la chimie, les mines, la technologie ou l’énergie. Dans un contexte européen où clients, investisseurs, fonds, grands distributeurs et administrations exigent responsabilité et transparence, disposer d’un rapport juridique permet de prouver le respect des droits humains dans la chaîne d’approvisionnement, la conformité environnementale et la protection des consommateurs.

Par exemple, une marque textile réalise un rapport pour vérifier sa conformité aux règles européennes d’étiquetage, afin de pouvoir travailler avec des plateformes de commerce en ligne qui exigent des preuves de conformité.

💡 De même, un fournisseur alimentaire qui documente sa conformité à la réglementation européenne sur l’information des consommateurs peut accéder plus facilement aux grandes chaînes de supermarchés européennes, lesquelles évaluent des critères ESG tout au long de leur chaîne d’approvisionnement.

rapport juridique de conformité réglementaire européenne

Contenu que doit inclure le rapport juridique de conformité réglementaire européenne

Un rapport juridique de conformité réglementaire européenne doit suivre une structure claire afin que le client puisse comprendre ce qui a été analysé, comment l’analyse a été menée et quels résultats ont été obtenus. Même si chaque rapport peut varier selon le secteur ou l’objectif poursuivi, certains éléments essentiels sont généralement présents afin de garantir le sérieux et la rigueur technique.

Identification de l’entité analysée

Tout d’abord, le rapport doit indiquer quelle entreprise ou organisation fait l’objet de l’évaluation. Il convient d’y inclure des informations de base telles que la dénomination sociale, le secteur d’activité, l’activité principale ainsi que tout élément utile pour contextualiser l’analyse (par exemple la taille, la présence internationale, l’utilisation de données, etc.). Cela permet de comprendre dès le départ de quel type d’entité il s’agit et pourquoi certaines règles européennes lui sont applicables.

Réglementation européenne sectorielle applicable

Ensuite, le rapport juridique de conformité réglementaire européenne doit préciser les lois, règlements et directives européennes qui s’appliquent à l’entité en fonction de son activité. Par exemple, le traitement de données à caractère personnel (RGPD), les obligations en matière de durabilité (CSRD) ou encore les contrôles fiscaux (DAC 6). Cette étape permet de définir clairement le cadre juridique de référence utilisé pour évaluer le niveau de conformité.

Matrice des risques

La matrice des risques a pour objectif de classer les risques juridiques ou réglementaires auxquels l’entité est exposée, en indiquant leur probabilité et leur impact. Elle permet ainsi de comprendre non seulement quelles normes existent, mais aussi comment elles affectent concrètement l’activité et quels domaines nécessitent une attention particulière.

État de conformité

Dans cette partie, on analyse si l’entité est conforme, non conforme ou partiellement conforme aux règles identifiées. Elle inclut généralement les preuves examinées, la documentation analysée et des observations sur les politiques internes, les processus ou les systèmes qui influencent le niveau de conformité.

Conclusions et plan d’action

Enfin, le rapport doit présenter les principaux constats issus de l’analyse. Il propose un plan d’action comprenant des recommandations pratiques, des priorités clairement définies et, le cas échéant, des délais indicatifs pour corriger les non-conformités identifiées.

Avantages pour les entreprises

Les rapports juridiques de conformité réglementaire européenne permettent aux entreprises qui opèrent au sein de l’Union européenne, vers celle-ci ou depuis celle-ci, d’anticiper les risques réglementaires et de s’adapter à la législation européenne. Ce type de rapport apporte de nombreux avantages, comme exposé ci-dessous, ce qui explique pourquoi il est de plus en plus utilisé dans les milieux économique, financier et industriel.

Réduction des risques

Tout d’abord, l’un des avantages les plus évidents est la réduction des risques. Un rapport de conformité réglementaire européenne permet d’identifier à temps des manquements à la réglementation européenne. Ainsi, l’entreprise peut les corriger en amont et éviter des coûts liés à des amendes, à des procédures administratives ou à des restrictions d’activité. Par exemple, une entreprise de logistique qui détecte des non-conformités aux règles européennes en matière de transport et de mobilité peut mettre en place des améliorations avant une inspection de l’autorité compétente.

Opérations internationales et fusions-acquisitions (M&A)

Ensuite, dans un contexte international, les rapports de conformité réglementaire européenne constituent un véritable avantage concurrentiel. Lors de projets d’expansion internationale, de fusions-acquisitions (M&A) ou de due diligence juridique, les investisseurs examinent de manière approfondie le respect de la réglementation européenne par l’entreprise, en fonction de son secteur d’activité. Une entreprise qui a déjà identifié ses obligations réglementaires, documenté ses contrôles et corrigé les éventuels manquements offre une plus grande sécurité juridique et bénéficie d’une meilleure valorisation lors des opérations de cession ou d’acquisition. Par exemple, une start-up technologique dont la conformité au DMA et au DSA est vérifiée présente une valeur accrue dans le cadre d’une fusion avec un groupe européen.

💡 Exemple : une entreprise française respectant les normes européennes de sécurité alimentaire a pu accéder à des marchés étrangers, comme le Moyen-Orient ou l’Amérique latine, en bénéficiant d’un avantage concurrentiel lié au niveau d’exigence de la réglementation européenne.

Sécurité juridique renforcée

Par ailleurs, les rapports juridiques apportent un élément essentiel : la sécurité juridique. Concrètement, l’entreprise est en mesure de démontrer, documents à l’appui, quelles normes européennes lui sont applicables, quels contrôles sont mis en œuvre, qui est responsable de chaque obligation, quelles mesures ont été adoptées et quelles preuves existent. Un cas typique est celui d’une entreprise industrielle qui doit prouver la conformité de ses produits aux exigences de sécurité afin d’éviter leur retrait du marché, que ce soit vis-à-vis des intermédiaires, des partenaires commerciaux ou des consommateurs.

Accès au financement, à l’investissement et au capital

Enfin, les fonds d’investissement, les banques, les assureurs et même les plateformes d’investissement accordent une importance croissante à la gestion du risque réglementaire. Une bonne maîtrise de la conformité améliore le profil risque-réglementation de l’entreprise, ce qui peut faciliter l’intérêt d’investisseurs spécialisés, l’accès au financement et l’amélioration de la notation.

💡 Exemple : un fonds d’investissement exige la vérification de la conformité réglementaire européenne d’une entreprise avant d’investir. Le rapport juridique permet alors de réussir la due diligence et de finaliser l’opération.

Avantages pour le secteur public et l’Administration

Le secteur public et les administrations sont également des acteurs du système normatif de l’Union européenne et se trouvent en première ligne en matière de conformité. L’élaboration d’un rapport juridique de conformité réglementaire européenne pour un organisme public permet d’identifier clairement les obligations applicables, ainsi que les risques potentiels qui peuvent en découler.

Tout d’abord, ce type de rapport contribue à préparer, adapter ou harmoniser la documentation, les procédures et les pratiques administratives afin de les aligner sur les directives et règlements européens. Cela est particulièrement pertinent dans des domaines tels que la commande publique, la sécurité, la gestion des déchets, l’accessibilité numérique, la durabilité ESG, la protection des consommateurs ou le contrôle financier. En parallèle, le rapport permet d’anticiper les risques de responsabilité administrative ou patrimoniale.

En outre, il facilite l’identification de conflits normatifs, notamment entre le droit européen et le droit national, avant le lancement d’un projet. Par ailleurs, pour participer à certaines procédures d’appels d’offres, en particulier dans le cadre des financements européens (Next Generation EU, FEDER, Fonds social européen, Horizon Europe, etc.), les institutions sont tenues de présenter des rapports de contrôle budgétaire et de cohérence avec la réglementation européenne. Enfin, ce type de rapport contribue à renforcer la transparence tant vis-à-vis des organes de contrôle qu’entre les différents services et départements de l’administration.

Cas de réussite et études pratiques

Ci-dessous sont présentés différents scénarios dans lesquels des entreprises et des organisations de secteurs très variés ont été confrontées à des obligations européennes. Grâce à notre analyse, elles ont pu s’adapter à la réglementation, éviter des risques futurs et, dans certains cas, renforcer leur compétitivité. Ces situations reflètent des problématiques qui se présentent quotidiennement sur le marché européen.

Plateforme numérique étrangère face à la réglementation sur les services numériques (DSA)

Une plateforme en ligne établie hors de l’UE a décidé de se développer sur le marché européen. Le Digital Services Act (DSA) lui imposait des obligations en matière de modération des contenus, de transparence et de gestion des réclamations. À la suite de notre rapport juridique sur mesure, les processus de notification et de retrait de contenus ont été revus, les conditions d’utilisation ont été adaptées et un point de contact juridique a été mis en place au sein de l’UE. Grâce à ces ajustements, la plateforme a pu opérer légalement en Europe et renforcer la confiance des utilisateurs européens grâce à une plus grande transparence numérique.

Entreprise énergétique face aux normes d’infrastructure et de sécurité

Une entreprise exploitant des réseaux de distribution d’énergie devait se conformer à la Directive NIS 2 (cybersécurité) ainsi qu’au Règlement REMIT (intégrité et transparence du marché de gros de l’énergie). Notre rapport a mis en évidence des irrégularités concernant la notification des incidents, la documentation et les protocoles de sécurité. Après la mise en place d’un responsable de la sécurité, la réalisation de simulations d’incidents et l’amélioration des registres d’informations de marché, l’entreprise s’est alignée sur les standards européens et a passé avec succès l’audit du régulateur national. Dans ce cas, nous avons également émis une opinion juridique d’entreprise sur d’autres aspects fiscaux de la société.

Exportateur industriel et exigences climatiques du CBAM (mécanisme d’ajustement carbone aux frontières)

Un fabricant industriel exportant de l’acier vers l’UE a dû s’adapter au CBAM, le nouveau mécanisme imposant une charge sur les émissions de carbone des produits importés. Notre rapport juridique a permis de déterminer quelles données climatiques devaient être déclarées, quelles preuves documentaires étaient exigées et comment collaborer avec des fournisseurs situés dans des pays tiers. Grâce à notre accompagnement, l’entreprise a adapté sa chaîne d’approvisionnement et la gestion des émissions indirectes, ce qui lui a permis de poursuivre ses exportations sans interruption et de renforcer son argumentaire de décarbonation auprès de ses clients européens. Étant donné la dimension internationale du dossier, un rapport juridique en droit international a également été établi.

Entreprise agroalimentaire et exigences de sécurité et d’information des consommateurs

Un distributeur de produits alimentaires a reçu des avertissements de clients européens concernant l’étiquetage de ses produits. Le rapport juridique a analysé la conformité au Règlement INCO sur l’information des consommateurs, au règlement relatif aux contaminants alimentaires et au cadre applicable aux matériaux en contact avec les denrées alimentaires. À la suite de nos recommandations, l’entreprise a modifié l’étiquetage, revu ses fournisseurs, mis en place un système actualisé et obtenu de nouvelles certifications, renforçant ainsi sa position auprès des grandes chaînes de supermarchés.

Chaîne de mode et restrictions chimiques dans les produits textiles (REACH)

Une marque textile produisant en Asie souhaitait vendre ses produits en Europe et analyser l’impact du règlement REACH et d’autres normes limitant l’utilisation de substances chimiques dans les colorants textiles. Le rapport juridique de conformité réglementaire européenne a identifié les substances interdites, les seuils applicables et les obligations d’étiquetage. Après avoir réduit l’utilisation de certaines substances dangereuses et obtenu les certifications nécessaires, la marque a pu commercialiser ses produits sur le marché européen sans difficultés majeures.

Opérateur logistique et réglementation du transport

Une entreprise de transport international devait se conformer au Paquet Mobilité (temps de repos, cabotage, détachement des travailleurs) ainsi qu’au Code des Douanes de l’Union pour les marchandises en provenance de pays tiers. Le rapport a identifié des risques sociaux, salariaux et douaniers. Après sa mise en œuvre, la situation des conducteurs détachés a été régularisée et les autorisations douanières nécessaires ont été obtenues. Cela a permis à l’entreprise de remporter de nouveaux contrats avec des industriels et d’éviter des blocages aux frontières.

Secteurs les plus concernés par la conformité européenne

Lorsqu’on parle de conformité réglementaire européenne, toutes les industries et activités ne sont pas concernées de la même manière. En effet, certains secteurs sont soumis à des exigences beaucoup plus strictes en raison de leur impact sur la santé publique, le marché intérieur, la transparence ou la sécurité. Tout d’abord, le secteur financier est l’un des plus réglementés au sein de l’Union européenne. Les établissements bancaires, les compagnies d’assurance et les sociétés d’investissement doivent respecter un large ensemble de règles, allant de la lutte contre le blanchiment de capitaux et la sécurité des systèmes de paiement, jusqu’aux exigences introduites par le Digital Operational Resilience Act (DORA).

De la même manière, le secteur des télécommunications fait l’objet d’une réglementation intensive, notamment en matière de protection des utilisateurs. Cela ressort clairement du cadre européen du Code des communications électroniques, ainsi que d’autres normes sectorielles visant à harmoniser les conditions dans l’ensemble des États membres. Par ailleurs, le secteur de l’énergie est soumis à des obligations spécifiques en matière d’efficacité énergétique et de transition vers les énergies renouvelables. À titre d’exemple, des initiatives réglementaires telles que le plan REPowerEU ou les directives sur l’efficacité énergétique cherchent à garantir des marchés de l’énergie durables, diversifiés et résilients. De même, le secteur de la santé et de l’industrie pharmaceutique se caractérise par des standards réglementaires très élevés.

Enfin, le secteur des transports est encadré par de nombreuses règles destinées à assurer la sécurité des personnes et des marchandises, à faciliter la mobilité transfrontalière. À cet égard, les réseaux transeuropéens de transport (RTE-T/TEN-T) fonctionnent dans un cadre réglementaire européen commun applicable aux routes, aux chemins de fer, aux ports et aux aéroports.

Avez-vous besoin d’aide pour un rapport de conformité réglementaire européenne ?

La conformité réglementaire européenne est bien plus présente dans notre quotidien qu’on ne le pense. Chaque fois que nous acceptons une politique de confidentialité, que nous utilisons une application qui protège nos données, que nous faisons confiance à la sécurité d’un médicament, que nous payons par carte dans un autre pays ou que nous voyageons au sein de l’UE, une règle européenne encadre le fonctionnement de cette activité ou de ce service. Tout cela a un impact direct sur la confiance, la concurrence économique et la qualité des services que nous utilisons. C’est pourquoi, lorsqu’on parle de rapports juridiques ou de conformité en entreprise, on parle aussi de risques potentiels, de sanctions ou de blocages.

Si votre organisation a besoin de d’avis juridiques, d’analyses de risques, de plans de compliance ou d’un accompagnement spécialisé en Droit de réglementation européenne, Arthur & Marin peut vous accompagner.

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