Le divorce par consentement mutuel en Belgique est une procédure permettant à deux époux de mettre fin à leur mariage de manière amiable. Cette procédure évite le recours à un juge pour résoudre les différends liés à la séparation. Elle présente plusieurs avantages, notamment en termes de simplicité, coût et rapidité.
Dans cet article, nous expliquons en détail le divorce par consentement mutuel en Belgique: conditions, procédure et conséquences juridiques. Nous vous invitons à lire notre article la procédure general du divorce en Belgique ici.
Qu’est-ce que le divorce par consentement mutuel en Belgique ?
Il s’agit d’un divorce où les époux sont d’accord sur la dissolution de leur mariage et ses conséquences. Contrairement à d’autres types de divorce, comme pour faute ou rupture de vie commune, aucun manquement n’a besoin d’être prouvé. L’avantage principal réside dans la possibilité de divorcer en accord sur tous les points essentiels, comme le partage des biens, la garde des enfants et la pension alimentaire, sans passer par une procédure judiciaire complexe.
Les fondements du divorce par consentement mutuel
Les fondements du divorce par consentement mutuel reposent sur l’article 230 du Code Civil Belge et l’article 1287 du Code Judiciaire Belge. Cette procédure est basée sur l’accord total et sans condition des deux époux pour mettre fin à leur mariage. Contrairement à d’autres types de divorce, comme pour faute ou rupture de vie commune, aucune faute n’a besoin d’être prouvée. Les époux doivent être d’accord sur tous les aspects de la séparation, tels que les conséquences patrimoniales, la garde des enfants et la pension alimentaire.
Les conditions préalables au divorce
Avant de pouvoir engager la procédure de divorce par consentement mutuel en Belgique, plusieurs conditions doivent être remplies :
- Accord commun sur le divorce. Les deux époux doivent être d’accord pour divorcer et doivent avoir trouvé un accord sur toutes les questions liées à la séparation.
- Rédaction d’une convention de divorce. Les époux doivent rédiger et signer une convention de divorce. Cette convention doit détailler le partage des biens, la garde des enfants, le paiement de la pension alimentaire, et toute autre disposition importante.
- Consultation d’avocats. Chaque époux doit consulter un avocat, qui validera la convention et veillera à ce que les droits des parties soient respectés.
- Absence de désaccords majeurs. Si des différends importants existent, par exemple concernant la garde des enfants ou la division des biens, le divorce par consentement mutuel ne sera pas possible.
La procédure de divorce par consentement mutuel
La procédure de divorce par consentement mutuel en Belgique suit plusieurs étapes, une fois les conditions remplies :
- Dépôt de la convention de divorce. Les époux déposent la convention signée au tribunal de la famille, validée par leurs avocats.
- Examen de la convention par le juge. Le juge vérifie que la convention respecte l’intérêt des enfants et les règles juridiques belges. Depuis 2018, son rôle est limité à valider la convention.
- Audience judiciaire. Une audience est prévue, mais elle est souvent de pure forme. Le juge enregistre l’accord des époux et prononce le divorce.
- Prononcé du divorce. Une fois validée, la convention entraîne le prononcé du divorce, avec effet sur la liquidation du régime matrimonial et la garde des enfants.

Les conséquences du divorce
Le divorce par consentement mutuel entraîne plusieurs conséquences juridiques importantes :
- Liquidation du régime matrimonial. Les époux doivent déterminer dans la convention de divorce comment leur patrimoine sera divisé, incluant biens immobiliers, comptes bancaires, dettes et biens mobiliers. En cas de séparation de biens, la liquidation est plus simple ; en communauté de biens, il faut partager les biens acquis pendant le mariage.
- Garde des enfants. La convention doit inclure des dispositions sur la garde des enfants, en accord avec leurs intérêts. Les parents doivent s’entendre sur la garde partagée, exclusive ou toute autre solution adaptée à leur bien-être.
- Pensions alimentaires. L’un des parents peut être tenu de verser une pension alimentaire pour les enfants. De plus, un époux peut devoir verser une pension alimentaire à l’autre, surtout en cas de partage inégal des biens ou de situation économique précaire.
- Droits de succession. Le divorce met fin aux droits successoraux entre époux, sauf disposition contraire dans la convention de divorce.
Les avantages du divorce par consentement mutuel
Le divorce par consentement mutuel en Belgique présente plusieurs avantages significatifs. Il offre une procédure rapide et simplifiée, car il ne nécessite pas de longues démarches judiciaires. Ce type de divorce est également moins coûteux, les honoraires des avocats et les frais judiciaires étant généralement réduits.
De plus, il permet de réduire les conflits entre les époux, puisqu’il repose sur un accord amiable, ce qui contribue à maintenir une relation plus pacifique, particulièrement lorsqu’il y a des enfants à prendre en charge.
Contactez-nous pour plus d’informations
Le divorce par consentement mutuel en Belgique est une option idéale pour les couples qui s’entendent sur les termes de leur séparation. Il offre une solution rapide, moins coûteuse et moins conflictuelle par rapport aux autres types de divorce. En choisissant le divorce par consentement mutuel en Belgique, les époux optent pour une séparation plus sereine.
Contactez-nous au cabinet Arthur & Marin à l’adresse info@arthurmarin.com ou au +32 465 345 345 pour être accompagné par un avocat spécialisé en droit familial. Nous veillerons à ce que la procédure se déroule correctement et que vos droits soient pleinement respectés.