Vous projetez de lancer une société en Belgique afin de profiter des atouts de ce pays ? Socle des entrepreneurs, travailleurs indépendants et sociétés, la Belgique est l’un des pays les plus dynamiques et idéalement situés d’Europe pour explorer de nouveaux horizons, s’installer dans un cadre juridique stable, jouir d’un accès direct à tout le marché européen.
Dans ce guide complet, vous trouverez toutes les étapes pour constituer votre entreprise en Belgique, du choix de la forme juridique la plus adaptée à votre projet (SRL, SA, SC, entre autres), aux obligations lors de l’immatriculation officielle de la société, en passant par les formalités avec le notaire, les démarches administratives et fiscales, le coût et les délais de constitution, l’ouverture d’un compte professionnel pour votre entreprise, sans oublier les particularités si vous êtes résident ou non.
Que vous souhaitiez avant tout ouvrir votre entreprise en Belgique, ou que vous projetiez d’étendre votre activité au sein de l’Union européenne, ce guide vous accompagne dans votre projet à chaque étape et dans les meilleures conditions de sécurité.
La forme juridique à adopter dans la création d’une société en Belgique
La forme juridique à adopter dans la création d’une société en Belgique Choisir la forme juridique adéquate constitue la première étape de la création d’une société en Belgique. La structure juridique impactera directement la responsabilité, le capital, la gestion et les obligations comptables de votre société. En Belgique, plusieurs formes juridiques sont possibles selon les différents types d’entrepreneur. Les principales sont :
- Société à Responsabilité Limitée (SRL) : Les actions des coassociés bénéficient d’une responsabilité limitée à leurs apports. Leur patrimoine personnel ne peut être engagé. C’est le choix privilégié des entrepreneurs et des PME.
- Société Anonyme (SA) : Propre aux grandes entreprises et à des structures complexes, elle requiert un capital social plus important. Elle permet l’entrée d’investisseurs et l’émission actions, ce qui en fait le choix des projets ambitieux.
- Société Coopérative (SC) : Le(s) membre(s) peuvent comprendre et sortir sans affecter la continuité de la société. Adaptée aux projets collectifs, elle facilite l’accession de nouveaux associés.
- Entreprise individuelle (EI) : Structure la plus simple sans personnalité juridique. Elle convient aux indépendants et professions libérales. Cependant, la responsabilité est illimitée.
Avant de prendre une décision, il est recommandé d’évaluer vos besoins, le niveau d’investissement et le degré de protection souhaité. Le choix de la forme juridique aura un impact direct sur le développement de votre activité en Belgique.
Si vous souhaitez approfondir l’option la plus courante, consultez notre guide complet consacré à la Société à Responsabilité Limitée (SRL), avec ses caractéristiques, spécificités et avantages.
Documents essentiels pour la constitution de la société
Les éléments de base pour la formation d’une société pointeront sur la rigueur de la préparation à la création d’une société en Belgique qui doit être préalable à l’enregistrement. Un certain nombre de documents devront être rassemblés pour garantir la conformité légale de la constitution et le bon ordonnancement de la société. Cette documentation sera à préparer que vous établissiez votre société en Belgique en tant que résident ou depuis l’étranger.
Statuts de la société
Les statuts de la société contiendront les droits et obligations des associés, la composition et le fonctionnement des organes administratifs, les règles de convocation et de vote, les modalités d’entrée et de sortie des associés, les modalités de partage des bénéfices, mais aussi potentiellement des clauses sur la transmission des actions, la dissolution, ou la nomination des administrateurs.
En Belgique, les statuts offrent une grande flexibilité, en particulier dans le cadre de la SRL, où les associés peuvent adapter les règles internes (par exemple en limitant l’accès de nouveaux associés ou en modifiant les majorités requises pour certaines décisions). Il est également recommandé de vérifier au préalable la disponibilité du nom de la société auprès de la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE), car deux sociétés ne peuvent pas porter une dénomination identique ou trop similaire.
💡 Conseil avancé : personnalisez les statuts en fonction du profil de votre entreprise. Par exemple, dans le cadre d’une société familiale, vous pouvez prévoir des restrictions à la cession des actions afin de maintenir le contrôle au sein de la famille.
Le plan financier
Le document suivant requis pour la constitution d’une société en Belgique est le plan financier, qui doit prouver que l’entreprise dispose des fonds nécessaires pour faire face aux premiers besoins, pendant deux ans, ce qu’exige l’article 5:4 du Code belge des sociétés et des associations. Il doit comprendre une estimation des recettes et des charges, un bilan prévisionnel, un plan de trésorerie, et une explication des moyens envisagés pour les atteindre. Le notaire examinera le document pour s’assurer de la cohérence du projet avant de pouvoir valider l’acte constitutif couronné de l’astreinte.
💡 Conseil : établissez un plan financier réaliste. N’exagérez pas les revenus, n’évaluez pas trop bas les coûts et présentez un document bien structuré. Cela démontrera la crédibilité de votre projet vis-à-vis des autorités belges et des tiers et contribuera ainsi à réduire votre responsabilité future.
Acte constitutif
L’acte constitutif est l’acte de naissance de la société. Pour les sociétés à responsabilité limitée (SRL) et les sociétés anonymes (SA), ce document doit être rédigé devant un notaire. Il reprend les statuts, les apports des associés, qu’ils soient en numéraire ou en nature, la dénomination de la société, l’objet social, le siège légal et les règles de fonctionnement qui encadreront l’activité. L’absence de l’acte notarié empêche la société de bénéficier de la personnalité juridique et de faire l’objet d’une immatriculation officielle en Belgique.
💡 Au besoin, faire appel à un conseiller juridique ayant une spécialisation en droit des sociétés belge est fortement souhaitable. Un professionnel pourra adapter la rédaction en fonction des impératifs spécifiques (multiplicité d’associés, projet d’expansion à l’international,..).
Compte bancaire professionnelle et apport en capital
En Belgique, l’ouverture d’un compte bancaire professionnel constitue une des conditions à la Constitution d’une société. En effet, chaque société régulière doit habiliter un compte bancaire professionnel à son nom pour gérer son activité financière, procéder aux paiements et encaissements, et répondre à ses obligations fiscales. De plus, c’est également à ce compte qu’est notamment prévu de faire le dépôt du capital social avant de signer l’acte constitutif devant notaire.
Mais le Code belge des sociétés l’admet aussi si les statuts ou l’acte le permettent, l’apport du capital initial après la signature de l’acte. La somme du capital varie selon la forme juridique. La Société à Responsabilité Limitée (SRL) n’a pas de capital minimum légalement à l’heure présente. Mais à la vérité, le Code des sociétés et des associations stipule qu’il doit avoir été consenti par les associés en un montant suffisamment suffisant au bon fonctionnement de l’entreprise pendant ses deux premières années. De sorte qu’en pratique, il convient de prévoir un apport initial dans le cadre du projet qui se révèle réaliste.
💡 Conseil d’expert : même si la SRL n’impose pas de capital minimum obligatoire, un apport insuffisant peut entraîner la responsabilité personnelle des associés si la société ne dispose pas des ressources financières nécessaires pour fonctionner.
Une fois le dépôt effectué, la banque délivre une attestation bancaire confirmant que le capital social est bien bloqué. Ce document garantit que les fonds sont disponibles et bloqués au nom de la future société jusqu’à son enregistrement officiel. Une fois l’enregistrement terminé, les fonds sont débloqués et le compte devient opérationnel pour les transactions commerciales.
Acte constitutif, immatriculation de la société et TVA
Une fois l’acte constitutif signé et le compte bancaire ouvert, une immatriculation officielle de la société doit être réalisée. Cette formalité, opérée sous le contrôle du notaire, confère à la société sa personnalité juridique en Belgique et à l’échelle européenne. La société doit être inscrite au Registre du commerce belge, plus correctement nommé Banque-Carrefour des Entreprises (BCE), l’organisme en charge de centraliser toutes les données des entreprises actives en Belgique : dénomination, siège social, forme juridique, activité économique et administrateurs.
Une fois immatriculée, l’entreprise reçoit un numéro d’entreprise unique qui sera nécessaire tant pour les opérations commerciales que fiscales et administratives. Ce numéro est le pendant, pour les entreprises belges, du NIF ou du CIF dans d’autres pays. Il est nécessaire pour la facturation, pour le personnel, pour la déclaration des impôts. En sus de l’immatriculation à la BCE, la législation belge requiert impérativement que l’acte constitutif soit publié au Moniteur belge (journal officiel de la Belgique), dans les 15 jours suivant la signature notariée.
L’étape d’enregistrement de l’entreprise à la TVA (TVA/Btw), qui concerne toutes les activités économiques assujetties à cet impôt (pour l’émission de factures, les achats intracommunautaires et la récupération de la TVA), vient après. L’enregistrement à l’administration fiscale belge permet à la société déclarant la TVA sur ses opérations.
💡 Conseil pratique : vérifiez que les données de votre société sont bien à jour auprès de la BCE, par exemple en cas de changement d’adresse, de d’administrateurs ou de d’activité. Ces modifications devront être faites officiellement, au risque de se voir sanctionnées.
Étapes pour la constitution d’une entreprise en Belgique
| Étapes | Description |
|---|---|
| Rédaction et authentification des statuts | Les sociétés (SRL/BV ou SA/NV) doivent rédiger leurs statuts devant notaire, en définissant l’objet social, l’administration et les droits des associés. La signature notariale confère la personnalité juridique à l’entreprise. |
| Élaboration du plan financier | Document obligatoire qui démontre la viabilité économique du projet et les ressources disponibles pour au moins deux ans. Il doit être présenté au notaire lors de la constitution. |
| Ouverture d’un compte bancaire professionnel | Toute société doit disposer d’un compte bancaire professionnel pour y déposer le capital social et réaliser ses opérations. La banque émet un certificat de dépôt exigé par le notaire. |
| Inscription à la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE/KBO) | Par l’intermédiaire d’un guichet d’entreprises agréé, la société obtient son numéro d’entreprise unique, indispensable pour exercer légalement en Belgique. |
| Obtention du numéro de TVA | Les sociétés qui prestent des services ou vendent des biens doivent s’enregistrer auprès du SPF Finances. Le taux standard de TVA est de 21 %, avec des taux réduits dans certains secteurs. |
| Affiliation à une caisse d’assurances sociales | Les indépendants et les administrateurs doivent s’inscrire auprès d’un fonds de sécurité sociale (Partena, Acerta, Securex, Xerius) afin de cotiser et de bénéficier d’une couverture santé et pension. |
| Respect des obligations en matière de droit du travail | Si l’entreprise emploie du personnel, elle doit s’enregistrer à l’ONSS, établir des contrats conformes au Code du travail belge et verser les cotisations sociales (≈ 25 % du salaire brut). |
Licences et autorisations d’activité en Belgique
Avant le lancement de votre activité, il est impératif de vérifier que la structure de votre entreprise est en possession des licences ou autorisations requises, car de nombreuses professions et secteurs, selon les cas, relèvent de réglementations régionales ou du fédéral. Le type de licence requise dépend du secteur et de la région d’implantation (Bruxelles-Capitale, Flandre ou Wallonie) de l’entreprise. Chaque région a un ou plusieurs organismes compétents avec des critères d’attribution spécifiques. Ainsi, une entreprise active dans le secteur alimentaire doit, pour l’exploitation de son activité, obtenir l’autorisation de l’Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire (AFSCA), qui est responsable de la surveillance de l’hygiène, du stockage et de la manipulation des produits destinés à être consommés par les êtres humains, etc.
💡 Conseil : avant de procéder à l’enregistrement de l’entreprise, il est recommandé de prendre connaissance du portail officiel des Régions belges pour vérifier si l’activité envisagée nécessite une licence professionnelle, sanitaire ou environnementale, les règles à observer variant d’une Région à une autre, ainsi qu’en fonction de l’activité qui sera exercée.
De plus, certaines entreprises actives dans des domaines tels que l’éducation, la santé, le transport, l’énergie ou les services financiers doivent obtenir des autorisations complémentaires auprès des autorités de contrôle. Certaines activités peuvent également nécessiter une autorisation environnementale ou un permis d’établissement lorsqu’elles impliquent l’utilisation de machines, le stockage de substances dangereuses ou un impact sur l’environnement. Pour plus d’informations, consultez notre page dédiée au Droit réglementaire.
Sécurité sociale et caisse d’assurances sociales
Après avoir constitué l’entreprise, il est nécessaire de la déclarer à la Sécurité sociale belge. C’est obligatoire tant pour les sociétés qui emploient des travailleurs que pour les indépendants et les membres d’administrations. La déclaration ouvre l’accès à la protection sociale, aux prestations, et à l’acquittement des obligations en matière de cotisations. Lorsque des travailleurs sont engagés dans une société belge, celle-ci doit s’affilier à l’Office National de Sécurité Sociale (ONSS) (Office National de Sécurité Sociale / Rijksdienst voor Sociale Zekerheid), gestionnaire des cotisations sociales des travailleurs (pensions, soins de santé, chômage, accidents de travail, congés payés). Cette déclaration doit être effectuée avant le début de l’activité afin d’éviter une suspension de garantie en cas de contrôle.
D’autre part, les indépendants et les administrateurs (comme les gérants d’une SRL/BV ou d’une SA/NV) ont l’obligation d’adhérer à une caisse d’assurances sociales (caisse d’assurances sociales / sociaal verzekeringsfonds). Même si l’administrateur ne perçoit pas de rémunération fixe, il existe une obligation d’affiliation. La caisse gère le paiement trimestriel des cotisations sociales, calculées sur la base des revenus déclarés, et permet l’accès à la couverture sociale (soins de santé, pension, allocations de maternité/paternité et prestations familiales). Il est important de se faire affilier dans les 90 jours après le début de l’activité. En Belgique, le champ d’action des caisses d’assurances sociales est vaste (on peut citer Partena, Acerta, Securex ou Xerius), et l’affilié est libre dans le choix de sa caisse d’assurances sociales.
Si votre entreprise emploie du personnel, en plus de l’inscription auprès de l’ONSS, il est indispensable de veiller à ce que chaque travailleur soit correctement affilié aux organismes compétents. Cela inclut sa mutualité (mutuelle / ziekenfonds) et, dans certains secteurs, un fonds de sécurité sectoriel.
💡 Conseil pratique : même si votre société ne génère pas encore de revenus, il est recommandé de maintenir votre affiliation active et de payer les cotisations minimales, afin de garantir votre couverture santé et la conservation de vos droits.
Les obligations comptables et fiscales de l’entreprise en Belgique
Une fois qu’une société est formée, diverses obligations comptables et fiscales doivent être respectées. Chaque société enregistrée en Belgique, qu’il s’agisse d’une SRL, d’une SA ou d’une SC, a l’obligation de tenir une comptabilité régulière et d’établir des déclarations fiscales périodiques.
La comptabilité et les registres
La comptabilité consiste à effectuer le suivi rigoureux de toutes les opérations financières, à établir le bilan annuel et le compte de résultats et à garder les documents comptables pour une durée minimale de 7 ans. Les sociétés ont également l’obligation de déposer leurs comptes annuels auprès de la Banque Nationale de Belgique (BNB) dans les 7 mois de la clôture de l’exercice comptable. Cette information est d’ailleurs publique et accessible.
💡 Conseil pratique : Il est essentiel de respecter les délais et de bien appliquer les règles relatives à la TVA ou à l’impôt des sociétés.
La déclaration et le paiement de la TVA
Les entreprises effectuant des opérations de vente de biens ou de fourniture de services doivent soumettre les déclarations périodiques de TVA, mensuelles ou trimestrielles en fonction de leur chiffre d’affaires, au Service Public Fédéral Finances (SPF Finances). Le taux normal de la TVA applicable en Belgique est de 21 %, et les taux réduits sont de 12 % et de 6 % pour certains secteurs (alimentaire, livres, énergie pour le logement…).
Les déclarations doivent être remises dans les 20 premiers jours du mois suivant la période concernée. Lorsque vous réalisez des opérations intracommunautaires, il faut également informer vos clients de l’Union européenne sur la TVA dans le cadre d’un listing TVA intracommunautaire.
Déclaration de l’impôt des sociétés (IS)
Toute société ayant son siège ou exerçant une activité en Belgique doit déposer chaque année la déclaration d’impôt des sociétés (impôt des sociétés / vennootschapsbelasting). Le taux général s’élève à 25 % sur le bénéfice net. Les PME reconnues peuvent bénéficier d’un taux réduit de 20 % sur les premiers 100.000 € de bénéfice, à condition notamment qu’au moins un administrateur perçoive une rémunération. Une bonne planification de l’exercice comptable peut permettre d’optimiser la charge fiscale : amortissements, frais professionnels et déductions pour investissements peuvent réduire la base imposable.
En plus de la TVA et de l’impôt des sociétés, d’autres obligations existent. Par exemple, retenir le précompte professionnel si l’entreprise emploie du personnel, payer les cotisations sociales à l’ONSS, ou encore s’acquitter de certaines taxes communales ou régionales, selon l’établissement de la société. La Belgique offre également divers avantages fiscaux pour les entreprises innovantes ou actives à l’international, comme les déductions pour R&D, des crédits d’impôt ou des exonérations sur les revenus issus de brevets.
Si la société est une filiale ou une succursale d’une entreprise étrangère, des règles spécifiques peuvent s’appliquer en matière comptable et fiscale. Pour en savoir plus, consultez nos guides spécialisés.
Bonnes pratiques pour la gestion et le maintien de la société
| Bonne pratique | Description et valeur ajoutée |
|---|---|
| Mettre à jour la comptabilité chaque mois | Maintenez vos registres financiers à jour pour détecter les erreurs, contrôler les dépenses et anticiper les obligations fiscales. |
| Respecter les échéances fiscales | Vérifiez les dates limites des déclarations de TVA et d’impôt des sociétés, car tout retard entraîne des majorations automatiques et d’éventuelles sanctions. |
| Conserver les justificatifs et factures électroniques | Conservez toute la documentation comptable pendant au moins 7 ans. |
| Collaborer avec un expert-comptable agréé | Travailler avec un comptable ou un conseiller fiscal certifié garantit le respect de la réglementation belge et limite les erreurs dans la présentation des déclarations et des comptes annuels. |
| Planifier la charge fiscale annuelle | Analysez les amortissements, les frais déductibles et les incitants fiscaux régionaux afin de réduire la pression fiscale. |
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Créer une société en Belgique implique de respecter un ensemble d’exigences légales, financières et administratives très spécifiques. Il est nécessaire d’établir un plan financier, de constituer un capital social, de rédiger les statuts devant notaire, de s’enregistrer auprès de la sécurité sociale, de s’inscrire à la BCE et de respecter les obligations fiscales, entre autres. La moindre erreur peut entraîner des retards de plusieurs semaines, voire empêcher l’enregistrement de la société.
Chez Arthur & Marin, nous accompagnons les entrepreneurs, indépendants et investisseurs étrangers à chaque étape du processus. Du choix de la forme juridique la plus adaptée (SRL, SA, succursale ou filiale) à l’ouverture du compte bancaire et aux premières déclarations fiscales, nous prenons tout en charge.
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Foire aux questions (FAQ) Constitution d’une société en Belgique
1. Combien de temps faut-il pour constituer une société en Belgique ?
En moyenne, le processus prend entre 2 et 4 semaines. Ce délai peut s’allonger si la banque tarde à ouvrir le compte professionnel ou si des documents manquent pour prouver l’origine des fonds (compliance AML – lutte contre le blanchiment).
2. Dois-je être physiquement présent en Belgique pour créer une société ?
Pas obligatoirement. La signature des statuts peut se faire à distance via une procuration notariée. Pour l’ouverture du compte bancaire, certaines banques peuvent toutefois demander une visioconférence ou une présence physique pour vérifier l’identité.
3. Quel est le capital social minimum pour une SRL (BV) ?
Depuis la réforme du droit des sociétés, la SRL n’exige plus de capital minimum légal. Cependant, il faut fournir un plan financier solide et démontrer que les fonds sont suffisants pour lancer l’activité (généralement entre 1.500 € et 5.000 € selon le secteur).
4. Un compte bancaire professionnel est-il obligatoire ?
Oui. Pour les sociétés (SRL, SA), un compte professionnel est obligatoire et doit être utilisé exclusivement pour les opérations de la société.
5. Quels impôts une société paie-t-elle en Belgique ?
L’impôt des sociétés s’élève à 25 %. Les PME peuvent bénéficier d’un taux réduit de 20 % sur les premiers 100.000 € de bénéfice si elles remplissent certaines conditions (ex.: administrateur rémunéré). Il faut également tenir compte de la TVA, des cotisations sociales et du précompte professionnel en cas d’employés.
6. Je suis étranger non européen : puis-je constituer une société en Belgique et y travailler ?
Oui, mais il faut obtenir un titre de séjour et un permis de travail/activité liés au projet entrepreneurial. Si vous exercez en tant qu’administrateur, une carte professionnelle peut être exigée.
7. Les citoyens de l’UE ont-ils besoin de permis supplémentaires ?
Non. Les citoyens européens n’ont pas besoin de permis de travail pour exercer comme indépendants ou administrateurs. Ils doivent simplement s’enregistrer comme résidents s’ils restent plus de 3 mois.
8. Puis-je créer une société sans adresse en Belgique ?
Oui, mais une adresse de siège social en Belgique est obligatoire. Vous pouvez utiliser une société de domiciliation ou le siège d’un cabinet comptable.
9. Le plan financier est-il obligatoire ?
Oui. Il sert à démontrer la viabilité de la société, à justifier le capital, et à présenter les prévisions financières sur 2 ans. Le notaire peut refuser la constitution si le plan est insuffisant.
10. Puis-je engager des employés dès le premier jour ?
Oui. Une fois le numéro BCE obtenu et le numéro ONSS activé, vous pouvez engager du personnel. Il faudra respecter les obligations légales : ONSS, sécurité sociale, contrats de travail et gestion de la pai